Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) prend acte du transfert vers les États-Unis, le 20 septembre 2026, de dix-huit (18) détenus inculpés dans l’assassinat de l’ancien président de la République d’Haïti, Jovenel Moïse, parmi eux, dix-sept (17) ressortissants colombiens et un (1) ressortissant haïtien, Joseph Félix Badio, présenté par plus d’un comme étant l’un des principaux cerveaux du magnicide.
Le RNDDH note que ce transfert intervient cinq (5) ans après l’assassinat du chef de l’État, alors que la lumière tarde encore à jaillir sur les circonstances entourant ce crime, sur les responsabilités encourues et sur l’identification de l’ensemble des personnes susceptibles d’être impliquées, qu’il s’agisse des auteurs matériels ou intellectuels, des coauteurs ou des complices.
Aujourd’hui, ce transfert des détenus constitue pour le RNDDH, l’opportunité de partager avec l’opinion publique ses différentes préoccupations, sur le déroulement judicaire du dossier.